Réhabiliter nos bâtiments pour préparer l’avenir de nos territoires

Comment répondre aux besoins de logement, adapter nos bâtiments au changement climatique et préserver nos sols tout en conservant ce qui fait l’identité de nos territoires ? La réhabilitation constitue l’une des réponses à ces défis. Elle nous invite à porter un nouveau regard sur l’existant et sur les possibilités qu’il offre pour accueillir de nouveaux usages.

J’ai récemment participé, à Saint-Nazaire, au colloque consacré à la réhabilitation, organisé par l’Ordre des architectes des Pays de la Loire. Cette journée d’échanges a permis de réfléchir aux moyens de donner une nouvelle vie à notre patrimoine bâti et de mieux accompagner sa transformation.

Dans nos communes, cette ambition prend des formes très concrètes : remettre en usage des logements vacants, transformer une friche, adapter un bâtiment devenu inoccupé ou redonner de l’activité à un centre-bourg. Ces projets peuvent permettre de rapprocher logements, services et commerces, tout en limitant la consommation de nouveaux espaces. Ils sont aussi l’occasion d’améliorer le confort, l’accessibilité et la performance énergétique des bâtiments, en préservant leur histoire et leur caractère.

Convaincue que cette démarche doit prendre une place plus importante dans nos politiques publiques, j’ai signé le Manifeste pour la réhabilitation. Celui-ci appelle à en faire une priorité nationale, soutenue par des mesures concrètes, et à adapter les outils réglementaires pour faciliter la transformation du bâti existant.

Il souligne également la nécessité d’associer les architectes, les urbanistes et les paysagistes dès les premières étapes des projets. Leur expertise est précieuse pour articuler les besoins des habitants, la qualité des espaces de vie, la préservation du patrimoine et la sobriété dans l’utilisation des ressources.

Je remercie Philippe Martial, président de l’Ordre des architectes des Pays de la Loire, ainsi que l’ensemble des participants pour la richesse de ces échanges. Ils nourrissent ma réflexion sur les leviers à mobiliser pour permettre à nos communes de construire leur avenir en s’appuyant sur ce qui existe déjà.

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