Sainte Barbe 2025-2026

Sophie Errante à une cérémonie pour la Sainte Barbe

Début décembre 2025, j’ai participé à plusieurs cérémonies de la Sainte-Barbe sur notre territoire. La dernière, célébrée samedi à Divatte-sur-Loire, au Centre de Secours et d’Incendie de la Chapelle-Basse-Mer, a clôturé ce temps fort annuel.

La Sainte-Barbe rassemble les sapeurs-pompiers, leurs familles, les habitants et les élus. C’est un moment de tradition, bien sûr, mais surtout un moment de reconnaissance. On y célèbre l’engagement. On y honore les parcours. On y remet des médailles. On y observe un silence pour celles et ceux qui ne sont plus là.

Mais au-delà des cérémonies, que dit réellement la Sainte-Barbe ? Elle nous rappelle que, dans nos territoires – et particulièrement dans nos communes rurales – celles et ceux qui viennent à notre secours sont, en grande majorité, des volontaires.

Qu’ils soient au travail, en famille, sur leur temps de loisirs, ils répondent présent.
24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Pour un secours à la personne

Pour un accident de la route.

Pour un incendie.

Pour des inondations, comme celles que nous connaissons ces jours-ci, en aidant à évacuer des habitants, à sortir des logements sinistrés, à vider des maisons envahies par les eaux.

Ils incarnent des valeurs fortes : solidarité, courage, discipline, esprit d’équipe. Leur disponibilité permanente, parfois au détriment de leur vie personnelle, mérite d’être reconnue à la hauteur de leur engagement.

Parce que j’ai un attachement particulier pour le corps des sapeurs-pompiers, j’ai souhaité que cette reconnaissance progresse aussi au niveau national. La loi du 25 novembre 2021, dite « loi Matras », a constitué une étape majeure pour consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat. Elle a notamment amélioré la reconnaissance de l’engagement dans les dispositifs de retraite, en facilitant l’accès à la Nouvelle Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance (NPFR).

Plus récemment, le décret du 20 janvier 2026 a instauré une bonification de trimestres de retraite pour les pompiers volontaires ayant servi au moins dix ans. Une mesure concrète, qui reconnaît la durée et l’intensité de leur engagement.

Mais la question demeure, et elle nous concerne tous :

Comment renforcer l’attractivité du volontariat ?

Comment mieux accompagner les employeurs qui acceptent de libérer leurs salariés en intervention ?

Comment faire en sorte que cet engagement soit pleinement reconnu dans les parcours professionnels et citoyens ?

Lors de ces cérémonies, j’ai également tenu à sensibiliser chacun aux gestes qui sauvent. Car la sécurité civile ne repose pas uniquement sur ceux qui portent l’uniforme. Elle repose aussi sur une culture partagée de la solidarité et de la responsabilité. Se former, c’est déjà s’engager.

La Sainte-Barbe n’est pas seulement une fête. Elle est un rappel. Un rappel que notre sécurité quotidienne repose sur des femmes et des hommes qui, sans bruit, choisissent de servir.

Au-delà des cérémonies, c’est toute l’année qu’ils répondent présent.

Et c’est toute l’année que nous devons, à notre tour, être présents à leurs côtés.

Précédent
Précédent

Vœux 2026

Suivant
Suivant

Cérémonie de la citoyenneté à Loroux-Bottereau